Si vous avez grandi dans les années 90, vous avez forcément entendu parler de Clueless, teen movie incontournable sur les tribulations d’une lycéenne issue de la jeunesse dorée américaine. Plutôt mal noté lors de sa sortie (qualifié par certains d’Hélène et les garçons américain !), avec les années, le film a gagné en crédibilité. Tant et si bien que pour son 20 ème anniversaire, Charlie Lyne, blogueur et réalisateur inspiré, lui rendait hommage dans un documentaire sur le cinéma adolescent. En ce qui me concerne, je n’ai jamais changé d’avis et pense toujours aujourd’hui que le film fait partie des meilleurs de sa catégorie. Voici les raisons qui me donnent envie de le revoir au moins deux ou trois fois par décennie.

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Pour Alicia Silverstone, actrice de talent et premier modèle de vie adolescent

Si je mets Clueless aussi loin devant les autre films de son registre, c’est sans doute en raison de mon admiration sans borne pour Alicia Silverstone. A l’époque, la jeune fille à peine majeure connaît une notoriété grandissante pour ses apparitions remarquées dans plusieurs clips d’Aerosmith. Dans « Crazy » par exemple, avec sa copine Liv Tyler (fille du chanteur Steven Tyler, et autre déesse des années 90), elle sèche les cours pour s’adonner à des activités beaucoup plus épanouissantes (comme faire du pole dance ou se baigner dans un lac à moitié habillée…). Un an plus tard, on la retrouve dans Clueless, adaptation libre d’un classique de Jane Austen (Emma l’entremetteuse), où elle interprète le personnage de Cher, caricature de l’icône de beauté, aux ongles roses et tirades bien clichés.

Pour Cher, une héroïne blondasse pas si cruchasse

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Nous sommes en 1995, Cher vit sa vie au rythme du lycée sans Instagram ni #outfitoftheday. Ca n’enlève rien à son implication maladive dans le choix de ses fringues. Chaque jour, elle prend soin de trouver sa tenue avec son ordi dernier cri avant de se prendre en photo avec un polaroïd, « car les miroirs ne lui rendent « pas honneur ». 
Mais ne vous fiez pas aux apparences, la ravissante créature peroxydée est beaucoup moins superficielle et peste qu’il n’y paraît. Elle se révèle même plutôt généreuse, notamment quand elle joue les entremetteuses avec ses professeurs, ou se met en tête de prendre sous son aile une petite nouvelle.  Cher, c’est en fait une gentille reine de promo qui a à coeur de s’occuper des weirdos (« c’est pour la bonne cause »).

Pour son humour et ses répliques cultes

J’étais un peu jeune lorsque le film est sorti, passant ainsi à côté de la moitié des vannes et autres bonnes punchlines. En le revoyant à l’âge adulte, je suis formelle : le film est extrêmement drôle. Car en plus d’être jolie et relativement gentille, Cher possède un sens de la dérision bien développé. Une tendance drama queen doublé d’un second degré qui lui permettent d’être à l’aise en soirée, communiquer facilement avec ses pairs (les filles populaires) mais aussi de dégainer les meilleures répliques quand elle se retrouve en difficulté. Ca rend le film particulièrement hilarant et permet de le citer indéfiniment !

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Pour ses seconds rôles de qualité
Hormis Alicia Silverstone, objectivement bonne actrice (bien que la suite de sa carrière laisse à penser le contraire), Clueless contient aussi quelques seconds rôles formidables. Celui de Tai, interprété par feu jolie Britanny murphy, irrésistible petite nouvelle complètement paumée que Cher a décidé de relooker et « d’éduquer » aux codes sociaux du lycée. Mais aussi Paul Rudd, qui avant d’aller jouer les maris au rabais de Phoebe Buffay (#teamdavid), puis les beaufs chez Judd Apatow, a incarné Josh, le futur amoureux  de Cher. Fils de l’ex du père de Cher (vous suivez ?),  il est celui qui la juge sur ses intérêts futiles et son mode de vie, mais c’est aussi sur lui qu’elle peut toujours compter, même en cas de galère en plein milieu de la nuit.
 
Pour toutes les références aux années 90 ❤

Allégorie de nos années lycées, faites de hiérarchies sociales et de quête de popularité, le film fourmille aussi de références à l’époque des nineties. Clueless, c’est un défilé permanent de fringues d’un autre temps où visiblement, on avait le droit de combiner jupe plissé, chaussettes montantes ET béret sur le côté. Une période où comme Cher, Tai, Josh et les autres, on écoutait Radiohead, gloussait devant Beavis and Butthead avant d’aller « voir le dernier film de Christian Slater ». Bref, le parfait teen movie pour ceux qui ont grandi avec MTV, qui rend honneur aux épaulettes et vous laisse avec une chanson de No doubt dans la tête.

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Clueless, de Amy Heckerling, avec Alicia Silverstone, Stacey Dash, Paul Rudd, Britanny Murphy (1995)

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